13 juin 2013

La prophétie de Venise de Moka

La prophétie de Venise

"Nous devrions pourtant admettre que nous sommes les créateurs du mal que nous causons. Le diable a bon dos, parfois..."

Maxime Dancourt, détective privé, est engagé par Vianney de la Tour Audelange, pour enquêter sur un sordide fait divers datant de 1996, appelé "le massacre de Venise". Lors de ce massacre, douze adolescents ont été tué dans des circonstances terribles, sur l'île de Murano, chacun étant d'un signe astrologique différent. En examinant la vidéo de l'enterrement, Maxime découvre quelque chose d'étrange : les parents des victimes manifestent peu de tristesse...  De plus, ce massacre a eu lieu une année bissextile, une année à treize lunes, tout comme 2012. Aidé de son fils, Lubin, Maxime va tenter de dénouer les fils de cette enquête et va vite comprendre que de nouveaux meurtres sont planifiés...

Je partais avec une petite appréhension sur ce roman, due à la couverture qui me rebutait quelque peu. On rentre aisément dans l'histoire, grâce à une grande fluidité du récit, une dose de suspense et des personnages attachants (Maxime et son fils) et d'autres intrigants (Blandine, Agnès...). Le début est fort prometteur, et assez haletant, mais ce qui m'a laissée perplexe, c'est le déroulé de l'intrigue et sa multitude de protagonistes et de révélations : entre les néo-nazis, la mythologie un peu fumeuse du fameux "Crocodile", un serial-killer, des sacrifices humains, les égrégores, une secte, les menaces d'entrechoquement des univers, des coïncidences annoncées par Nostradamus lui-même, des poèmes de Victor Hugo récités par des jeunes filles possédées, bref des explications un peu trop abracadabrantes pour moi...Mais je me suis laissée prendre par l'histoire, réellement haletante !

Un polar qui lorgne fortement vers l'ésotérisme, mené de la plume experte de Moka. On retrouve l'humour de l'auteure, son goût pour l'angoisse et les petits frissons qui vont avec. Et surtout, j'ai pris en affection les deux personnages principaux, Maxime et son grand ado de fils, Lubin. Maxime et son faible pour son Alfa Romeo et les cafés en plein milieu de la nuit, Lubin et sa fantaisie ainsi que la touche de légèreté qu'il apporte à l'histoire. Les moments où le tandem est ensemble, sont ceux que j'ai préférés !

La fin du roman inaugure donc la série "Dancourt & fils, détectives" et promet de nouvelles enquêtes pour nos deux héros.

Posté par Caroline Dumont à 21:30 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
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