19 avril 2013

"Je me demande quand ces quatre petites filles ont disparu pour être remplacées par les jeunes femmes de maintenant."

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Dernier tome de la série, Quatre filles et un jean pour toujours est également celui qui me semble le plus abouti. On retrouve nos quatre héroïnes à l'aube de leurs trente ans. Place désormais à l'entrée dans l'âge adulte. Les filles ont grandi, et leur amitié semble avoir difficilement résisté à leurs vies qui ont prises des directions bien différentes.Carmen est devenue une actrice de série, en quête d'un peu de gloire, fiancé à certain Jones, archétype du golden boy décérébré. Bee vit avec Eric, avec toujours cet incessant bourdonnement en elle qui la pousse à bouger en permanence, Lena vit une vie studieuse, austère et ne cesse de ressasser le passé dont son ancien amour, Kostos faisait parti et Tibby a suivi son compagnon Brian en Australie. La fêlure vient d'ailleurs de là : les filles n'ont plus beaucoup de nouvelles de Tibby, jusqu'à ce que cette dernière propose des retrouvailles en Grèce, dans la maison des grands-parents de Lena, là où c'était achevé le précèdent tome.

Le roman se poursuit alors sur une tragédie qui touchera les filles de plein fouet, remettant en cause les fondements même de leur amitié et qui va les bouleverser. Chacune alors réagira à sa façon...


Ann Brashares nous offre un récit simplement émouvant du début jusqu'à sa fin. Elle explore les failles de ses héroïnes dans ce dernier tome, failles qu'elles vont tenter de dépasser afin de se lancer sur "l'autre rive", afin de devenir des femmes. Pour toutes, ce sera l'heure de la maturité.

Véritable hymne à l'amitié, ce dernier roman est aussi celui de problématiques fortes comme l'amour, la maternité et surtout la quête de soi. Le personnage de Lena m'a beaucoup touchée, ce désir d'isolement permanent afin de ne pas risquer son coeur, cette sensibilité extrême murée dans le silence... Jeune femme solitaire qui finalement se révélera.

Bridget également est à l'origine de très beaux passages, notamment sur la découverte du sentiment de maternité, qui est décrit avec délicatesse. La jeune femme se livrera à une véritable errance, poussée par son irrépressible besoin de fuir et trouvera l'apaisement devant une enfant.

Le récit n'est pas sans défaut, certaines scènes frisent l'invraisemblance ou le cliché (je pense notamment à la scène finale entre Lena et Kostos à l'aéroport qui est décidément "too much"). Le personnage de Carmen m'a déçue au début, elle semblait inconsistante, si superficielle. Sa rencontre avec Roberto n'en est pas moins touchante. Toutefois, on sent l'affection sincère qu'a l'auteur pour ses quatre femmes.

Un roman plus grave qu'il n'en a l'air, écrit avec la plume toujours légère d'Ann Brashares.

Posté par Caroline Dumont à 15:52 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
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